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DATALAB Eau et milieux aquatiques – Les chiffres clés – Édition 2020

Publié le 7 avril 2021 | Médiathèque

Environnement
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Le ministère a publié en décembre un nouveau Datalab « Eau et milieux aquatiques – Les chiffres clés Édition 2020 ». Ce guide est rédigé par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et le service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. À partir d’une sélection de données synthétiques, cette publication apporte un éclairage sur les principaux enjeux que représentent l’eau douce et les milieux aquatiques.

Nous vous présentons dans cet article quelques résultats intéressants, des explications détaillées sont proposées dans le guide.

Les pages 62-63 présentent l’« opinion sur les causes de dégradation des eaux superficielles ». Selon l’opinion public, la dégradation des masses d’eau superficielles (cours d’eau, plan d’eau…) est liée principalement aux pesticides pour 47 % des avis. Les aménagements de cours d’eau n’arrivent qu’en 3ème position avec 12% des avis.

Les pages 68-69 présentent des résultats sur les poissons migrateurs et leur statut. Selon le classement de l’UICN, l’état des populations de poissons migrateurs se dégrade entre 1994 et 2020. En France, « seuls le saumon atlantique, l’alose feinte atlantique et la truite commune ont vu le degré de menace diminuer depuis 1994. »

Les pages 72-73 présentent le recensement des obstacles à l’écoulement. « En janvier 2020, plus de 101 500 ouvrages sont ainsi inventoriés » et rappelle « l’obligation de résultat en matière de libre circulation des poissons et de transport suffisant de sédiments ».

Les pages 74-75 présentent l’état écologique des eaux de surface. Les résultats présentés montrent bien que la qualité écologique des masses d’eau ne s’est que très peu améliorée entre 2009 et 2015, et de façon très hétérogène selon les bassins. Seuls 44,3 % des cours d’eau sont en moins en bon état écologique en 2015 (date à laquelle la DCE demandait d’atteindre 100%), contre 42,4 % en 2009. L’explication de cette très lente évolution est que les mesures mises en œuvre ne présentent des résultats sur la faune et la flore qu’à long terme.

Les pages 106-107 présentent les dépenses d’investissements des pouvoirs publics et des entreprises en faveur de l’eau et des milieux aquatiques, qui atteignent 8,2 milliards d’euros en 2017. Les dépenses de restauration des milieux aquatiques ont été multipliées par 4 entre 2000 et 2017. Toutefois, leur part dans la dépense totale reste modeste, de l’ordre de 6 %.

Les pages 108-109 présentent les aides des agences de l’eau en faveur de la protection des milieux aquatiques, qui s’élèvent à 15,5 milliards d’euros sur la période 2013-2018 (10ème programme des agences de l’eau). Ces aides ont été réparties : 70 % ont été consacrées à la lutte contre les pollutions, 25 % à la gestion de la ressource, la restauration et l’entretien des milieux et 5 % à la mise en œuvre locale des politiques de l’eau. La continuité écologique et la restauration des milieux est loin d’être le principal poste subventionné par les agences, alors même qu’elle est ciblée comme l’un des principaux facteurs de dégradation de l’état des masses d’eau.

Ces données donnent donc un bon aperçu des enjeux liés à la gestion de l’eau douce et des milieux aquatiques en France.

Mots clefs : eau, milieu aquatique, Datalab, statistique