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Dernières nouveautés techniques

La centrale de Laval en Isère
La société Serhy, vient de mettre en service sa dernière centrale hydroélectrique, à proximité de Grenoble sur la commune de Laval, dans le massif de Belledonne. La mise en service s’est effectuée après 6 années d’études et d’instructions en étroite collaboration avec les services de l’État et notamment la DDT de Grenoble.
La consultation a abouti, après réflexion, au déplacement du bâtiment vers l’amont pour laisser libre un tronçon de 200mètres, classé en réservoir biologique et favorable à la reproduction des truites fario, espèce présente sur le secteur. Le chantier s’est déroulé en un temps record de 7 mois et cela notamment grâce à la forte implication des entreprises, Midali pour le génie civil et la pose de la conduite, Andritz pour la turbine et l’alternateur, Oryx-Eleven pour la fourniture de la conduite et Dynelec pour le câblage et l’automatisation de l’installation. Christian Roux, directeur général de Serhy précise : "je remercie l’ensemble des personnes qui ont participé de près ou de loin à l’élaboration du projet, d’autant plus que les conditions des derniers mois ont été extrêmement difficiles, jusqu’à 1,40mde neige au niveau des prises d’eau. Le défi a été relevé jusqu’au bout et la mise en service au 15 décembre a permis de produire 250 000 kWh pour la deuxième quinzaine du mois". La puissance de l’installation est de 2200 kW et la production moyenne annuelle de 8 GWh représente l’équivalent de la consommation de 6700 habitants. La turbine, dernière génération de lamarque Andritz est de type Pelton avec 3 injecteurs et admet 750 L/s sous 375 mètres de chute. La particularité de la turbine est d’avoir les injecteurs dit "intégrés" qui sont dans le même plan que le collecteur laissant ainsi la bâche de la turbine en infrastructure et libérant de la place au niveau du plancher de la centrale. Les eaux turbinées sont prélevées sur deux torrents, Muret et Crop. La prise d’eau maître, sur le torrent du Muret, est à 1393 m d’altitude et la prise d’eau esclave, sur le Crop à 1410 m.
Les deux prises d’eau sont reliées à la centrale par un câble d’énergie et par une fibre optique. L’énergie permet notamment d’actionner les vannes motorisées qui assurent l’isolement et le dégravage des prises d’eau par commande à distance. La fibre optique permet au niveau des deux prises d’eau de dialoguer avec la centrale et de transmettre des images via une caméra infrarouge. La prise d’eau principale a pour particularité de récupérer la surverse de l’eau provenant du captage d’eau potable voisin. Les eaux ainsi captées aux deux prises d’eau, transitent ensuite jusqu’à l’usine par des conduites forcées de 2200 mètres de long et de 3 diamètres différents : 400, 500 et 600mm. Les pressions d’épreuve à l’usine ont été de 65 bars. La pose des conduites fut très difficile avec de très forte pente (jusqu’à 80%) et la forte présence de rocher, nécessitant à plusieurs reprise l’utilisation du minage. Jérémie Mathieu, chargé de projet explique : "Les conduites sont enterrées et les ouvrages cherchent à s’intégrer au mieux dans leur environnement. Le terrain dur a conduit à retenir le choix du polyéthylène pour le revêtement extérieur du tuyau, et pour limiter les pertes de charges, l’époxy s’est imposé pour le revêtement intérieur. Par ailleurs, chaque longueur de conduite est équipée d’un joint de type "E" autorisant la soudure sans bruler le revêtement intérieur qui ne peut pas être refait sur ces catégories de diamètre." L’énergie est ensuite livrée sur le réseau via une ligne 20 kV enterrée de 2 km sous la route d’accès à la centrale. La ligne a été enfouie dans le délai très court de 15 jours grâce à l’utilisation d’une trancheuse de forte puissance. La route d’accès a pu être libérée rapidement limitant ainsi la période d’arrêt des travaux à la centrale. Dans la tranchée de la ligne 20 kV il a été posé deux fourreaux pour la ligne téléphonique RTC. La ligne téléphonique ADSL n’a pu être obtenue que par la mise en place d’une antenne satellite au niveau de l’usine. Cette dernière réalisation vient s’ajouter aux autres centrales appartenant en nom propre au groupe Serhy, qui exploite au total 40 installations, pour son propre compte, pour des tiers et autres collectivités.
Le chantier a été encadré par le bureau d’étude de Sisteron.


Les turbines Mecamidi sont toujours présentes en France !
Mecamidi vient de mettre en route une nouvelle turbine Pelton à la centrale hydroélectrique de Porta, dans les Pyrénées-Orientales non loin de la frontière espagnole, dans le cadre d’un contrat rénovation H07. La machine est une Pelton à 5 jets de 400 kWsous 98 m de chute nette. Sa particularité est son alimentation en eau par une bâche annulaire distribuant 5 injecteurs. L’étude de cette machine est un projet de R&D mené par Mecamidi, avec analyse de l’écoulement par outil CFD. Les avantages de cette solution sont un encombrement au sol moins important et un coût de fabrication moins onéreux. La mise en route s’est très bien déroulée et permet de rappeler que Mecamidi conçoit, fabrique et installe en France des turbines dès 100 kW, en Kaplan, Francis et Pelton de multiples configurations, ainsi que les équipements hydromécaniques associés (dégrilleurs, vannes, clapets,…) pour des centrales neuves ou en réhabilitation. Le groupe propose également des services de rénovation et maintenance des équipements existants. Nous espérons vous proposer prochainement une visite des usines Mecamidi et bien entendu de cette centrale rénovée.
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Rénovation à la centrale de Solignac
Dans le cadre d'une rénovation H07, PMGA a conçu un alternateur de 400 kW pour la centrale de Solignac située sur l’Aveyron. La centrale du Moulin de Solignac est une installation basse chute située sur l'Aveyron àmi-parcours entre Rodez et Villefranche de Rouergue. Les études préliminaires, et en particulier l'étude détaillée de l'historique des débits ont conduit à installer une turbine Kaplan à double réglage, permettant ainsi une adaptation optimale à la variation de débit du cours d’eau. L'ensemble électromécanique était constitué d'un multiplicateur (Santasalo) et d'une génératrice asynchrone (WEG 1000 tr/mn 450 kW). La centrale a été mise en service en décembre 1989 et a fonctionné de façon fiable pendant 23 ans. Afin de bénéficier d'un nouveau contrat d’obligation d'achat le producteur a opté pour une solution qui améliorerait les performances et la fiabilité de l'installation.
Il a choisi le remplacement du couple multi+géné asynchrone par un alternateur compact à basse vitesse et à aimants permanents, machine proposée par PMGA. Les dispositifs électriques d'automatismes et de supervision ont été complètement rénovés par Eiffage Rodez. Etienne Philiponet, directeur de PMGA explique : "nos alternateurs sont basés sur deux grands principes : le rotor est entraîné par la turbine (absence de multiplicateur), le stator est directement raccordé au transformateur (absence de convertisseur de fréquence) et l'utilisation d'aimants permanents permet d’obtenir un excellent rendement y compris à faible puissance, augmentant ainsi la plage de fonctionnement et la puissance livrée.
La vitesse lente préserve les différents composants mécaniques et permet un fonctionnement à un niveau sonore très faible. Après plus de 2 mois de fonctionnement, pour ce qui concerne l'aspect amélioration des performances, nous avons constaté par rapport à l'ancienne installation une augmentation de la puissance d’environ 20 kW. Compte tenu dumodule de l’Aveyron à Solignac, cela représente un équivalent d’environ 1 m3/s supplémentaire et nous estimons l’augmentation de production annuelle à environ 100 000 kWh".

La rénovation les centrales hydroélectriques du roc du Bourgre et du roc de la Fenêtre avec une production de 330 kWh et 400 kWh
La conduite de ces deux centrales avait besoin d’un "coup de neuf" pour garantir un niveau de production et de sécurité satisfaisants. Du fait de la conservation d’un berceau constitué par l’ancienne conduite en DN800, il était possible de réduire le diamètre de passage de la nouvelle conduite. Pour ne pas pénaliser l’installation en terme de production, le choix s’est porté sur une conduite en PRV (Polyester Renforcé de Verre) de marque Flowtite DN700 commercialisée par APS France SAS. Ce matériau léger, résistant, insensible à la corrosion, aux propriétés hydrauliques élevées s’est imposé dans ce chantier où il fallait pouvoir miser sur la facilité d’assemblage, sans soudure.
Le bureau d’études d’APS a pu réaliser, avec les relevés topographiques, un calepinage de chaque élément de conduite afin de limiter les opérations de manutention et de découpe sur le site tout en reprenant le tracé des conduites existantes.

Une étude pour des centrales dans la Montagne Noire
L’Institution des Eaux de la Montagne Noire (IEMN) dispose au sein de son réseau de quatre centrales hydroélectriques et envisage de nouvelles installations. Dans cet objectif, l’IEMN a confié à Antea Group la réalisation d’une étude de faisabilité technico-financière de plusieurs projets de centrales, parmi lesquels ceux de Galaube et de Conquet, deux sites en continuité hydraulique via la Rigole de la Montagne. Utilisant un complexe hydraulique constitué d'un ensemble de deux rigoles et d'une retenue construit au 17e siècle par Pierre-Paul Riquet, l’IEMN s’attache depuis 1948 à produire de l’eau potable et d’irrigation à l'intention de syndicats de communes ou de communes isolées du Sud-Ouest du Massif Central jusqu’au Lauragais, à participer à l’alimentation du Canal du Midi et à réaliser les ouvrages nécessaires au stockage, au transport et à la potabilisation de l’eau. Le barrage de Galaube est l’ouvrage le plus amont du système hydraulique de la Montagne Noire près de Carcassonne, construit sur le bassin versant de l’Alzeau. Solution la plus pertinente d’un point de vue économique pour le site de Galaube, Antea Group a étudié la réalisation d’un équipement au pied de ce barrage en remblai d’une capacité de stockage 8 hm3 et d’une hauteur maximale de 33 m au-dessus du TN. Antea Group a procédé à une optimisation de la gestion du plan d’eau en intégrant la dimension énergétique, selon des hypothèses validées avec le maitre d’ouvrage :
• Les prélèvements VNF sont inchangés ; • Respect global des consignes de gestion,
• Optimisation uniquement sur les volumes prélevés par IEMN et les surverses, en privilégiant la production "hivernale".
Le projet du Conquet consiste à aménager, sur un dénivelé d’environ 50 m, un site où la Rigole de la Montagne alimente actuellement par un écoulement à l’air libre, le barrage des Cammazes.
Le projet de Conquet est notamment privilégié par sa puissance et surtout sa production et ses recettes plus élevées, simulées dans le cadre d’une optimisation du fonctionnement de Galaube et du transfert par la Rigole de la Montagne Noire. Compte tenu des caractéristiques des sites et du débit optimisé exploitable, autour de 1 m3/s, les turbines envisagées pour Galaube et le Conquet sont des Francis. Ces deux projets comptent parmi les aménagements hydroélectriques envisageables pour l’IEMN avec des investissements compris entre 500 et 1 400 K€ HT selon les sites. Le temps de retour brut évalué par Antea Group, de 6 à 12 ans selon les projets, incite l’IEMN à poursuivre leur développement.

Le "Moulin de Villars" : un tout nouvel automate pour une rénovation complète
Initialement moulin à blé appartenant à M. de Villars, le « moulin de Villars » s’est transformé en minoterie à cylindres en 1892, pour recevoir en 1900 une turbine de 100 ch. Une centrale hydroélectrique sera ensuite édifiée, dans les années 1980, à l’emplacement des anciens bâtiments de la minoterie.

La centrale hydroélectrique de Persac appartient depuis 30 ans maintenant à la Société hydroélectrique de la Vienne et Hydrocop, regroupement d’entreprises locales de distribution d’énergies (Vialis, Colmar - Gaz De Barr - Energies Services Lannemezan - Energies Services Occitans, Carmaux - Sicap, Pithiviers - Caleo, Guebwiller - Enerest, Strasbourg - Soregies, Poitiers) qui en est propriétaire depuis 2010. Simon Collot, ingénieur responsable du projet chez Hydrocop souligne : « C’est la première acquisition du groupe et d’importants travaux ont été réalisés pour moderniser la centrale, la rendre la plus respectueuse possible de son environnement et des usagers de la Vienne ». Pour la partie automatisme, Hydrocop a fait appel à la société Texsys, basée à Ramonville Saint Agne, près de Toulouse. Laurent Buquet, son directeur général témoigne : « issus du domaine spatial, nous avons développé depuis les années 2000 une forte expérience de la supervision d’unités de production électrique décentralisée, pour l’éolien et le photovoltaïque notamment. Nous avons étendu en 2012 nos compétences d’ingénierie des systèmes au domaine de l’hydroélectricité en concevant un automate dédié, appelé RunRiver®, que nous avons installé sur la centrale de Villars ». Il précise : « Développé en collaboration avec un laboratoire de recherche, l’algorithme de régulation de cet automate permet de maximiser la production tout en respectant les contraintes réglementaires, notamment par une répartition parfaite des débits rivière ». Texsys est également intervenue en phase de conception sur l’ensemble des installations électrique haute et basse tension, afin de garantir une totale intégrité de la partie électrique et automatisme. Complété du système de supervision (AcTem®), l’automate constitue ainsi, pour le propriétaire exploitant Hydrocop, un outil performant et fiable pour une production 24h/24 de sa centrale.
www.hydrocop.fr

Des conduites en acier livrées "sur mesure"
Oryx Eleven est une société implantée à Aix en Provence, spécialisée dans la fourniture de tubes et raccords en acier revêtu pour les projets hydroélectriques.
Nous avons rencontré Lionel Tramoni, son Directeur général. 

Vous venez d’adhérer, en octobre à France Hydro Électricité, quelles sont vos attentes ?
LT : Aujourd’hui, près de 2/3 de notre chiffre d’affaires est réalisé dans le domaine des conduites forcées destinées soit à la réhabilitation de centrales soit pour la construction de centrales neuves. Nous avons appris à connaître, modestement, tranquillement, les producteurs indépendants et les sociétés. Nous nous sommes imprégnés de cette passion de bâtisseur, d’entrepreneur de chacun d’eux. Chaque projet est unique, chaque projet force le respect, toujours complexe, toujours un peu fou, toujours extraordinaire. Notre mission va bien au-delà de la fourniture de tubes et pièces acier. Nous vivons les projets, pour être au plus près des besoins propres à chacun. Nous comptons parmi nos clients de vrais et nombreux amis. C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, qu’il nous paraissait naturel de poursuivre l’aventure en s’impliquant dans les réunions, les réflexions et en encourageant, par notre adhésion, les démarches de France Hydro Électricité, syndicat emblématique de toute une profession.

Quels sont les projets majeurs réalisés ces derniers mois qui illustrent le mieux votre activité ?
LT : Nous avons réalisés en 2012 près d’une vingtaine de projets liés à l’activité hydroélectrique. Chacun d’eux est unique et a nécessité une solution sur-mesure. Au-delà des diamètres et épaisseurs requises, nous cherchons à optimiser notre offre en collaboration avec chaque client, que ce soit au niveau du choix de l’acier fourni, des longueurs des tubes, des types de joints proposés, des solutions logistiques appropriées. Notre force et notre savoir-faire résident dans le « sur-mesure ». Mais plus concrètement, je retiens deux projets qui illustrent parfaitement nos compétences dans des registres différents à la fois industriel et logistique.
Nous avons livré plus de 2 km de tubes allant du diamètre 400 au diamètre 600 pour la centrale de Laval en Belledonne, en Isère, réalisé avec la société Serhy. L’acier revêtu sur un tel projet, avec de fortes pressions, près de 45 bars, et des pentes atteignant 80 %, donne sa pleine puissance. De plus, sur de tels diamètres, notre client a choisi notre offre de tubes revêtus PE extérieur et époxy intérieuremais surtout a fait confiance au joint E, entièrement maîtrisé par notre usine jusque dans de très fortes pressions, qui assure la continuité intérieure du revêtement et par conséquent rend inexistants les risques de corrosion. Ceci est précieux dans des diamètres où il est physiquement impossible à l‘homme d’aller reprendre le revêtement intérieur. Le second projet met en lumière notre savoir-faire industriel et logistique. Il a été réalisé pour l’entreprise EAL Jouval pour la centrale de Condat. Il s’agissait de fabriquer et mettre à disposition sur le port de Sète, de plus de 2,5 km de tubes acier revêtus PE/Epoxy en diamètre 1600. Performance que nous avons réalisée en un peu plus de 6 semaines. Nous avons su dans ce court délai assurer la fabrication, affréter un cargo dédié au projet, assurer les prestations de déchargement, dédouanement, stockage, rechargement… D’autres projets auraient pu illustrer de la même manière cette présentation, des fabrications aux longueurs spéciales pour la pose en hélicoptère, des joints sphériques pour prendre un maximum d’angulation et éviter certains coudes, mais je suis sûr que nous aurons bien d’autres occasions pour raconter ces expériences qui font tout le piment de notre métier.
www.oryxeleven.com

Génératrices basse vitesse
La société KSB Service EITB -Sitelec, adhérente de France Hydro Électricité, s’occupe de la conception, la réalisation et l’installation de génératrice basse vitesse, mais aussi de la révision, du rebobinage de moteurs, de génératrices et d’alternateurs. Elle a réalisé et mis en place, pour le compte de la Régie Sygred située à St Marcel les Valence (26), une deuxième génératrice basse vitesse à la centrale hydroélectrique d’Auberives en Royans dans les gorges de la Bourne (38).
D’une puissance de 1187 KVA pour une vitesse de 375 t/mn, cette génératrice asynchrone verticale est montée sans réducteur sur l’arbre de la turbine Kaplan simple réglage par l’intermédiaire d’une pièce d’appui. Elle est la seconde à être installée par KSB Service EITB-Sitelec dans cette centrale pour la Régie Sygred. La centrale était précédemment équipée de deux génératrices 750 t/mn avec réducteurs. Cette nouvelle installation permet un gain de rendement dû à la suppression des pertesmécaniques du réducteur et à l’augmentation de puissance des génératrices.
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Un chantier original
Construites en 1958 et 1961 sur le ruisseau Orbiel, les centrales hydroélectriques du roc du Bourgre et du roc de la Fenêtre sont aujourd’hui exploitées par la SARL Subreville Raynaud et Cie avec une production de 330 kWh et 400 kWh. La conduite de ces deux centrales avait besoin d’un « coup de neuf » pour garantir un niveau de production et de sécurité satisfaisants. Entamé dès le printemps 2012, la constitution du dossier de travaux et la recherche de financement ont permis de commencer le chantier à l’automne 2012. Et quel chantier ! Il s’agissait de changer la conduite forcée dans des conditions d’accès très difficiles. Le plus contraignant a été de déterminer la meilleure méthodologie de pose. Après de nombreuses réflexions, il a été retenu de découper la conduite acier existante suivant son axe horizontal tout en conservant la demiconduite inférieure afin de s’en servir comme chemin d’accès d’un bout à l’autre de la conduite et comme guide pour l’installation de la nouvelle conduite. Préalablement à cette découpe, un relevé topographique a été fait afin d’établir avec précision la vue en plan et le profil en long de l’existant.

Centrale neuve dans la vallée de la Maurienne
Hydro Développement vient de mettre en service la centrale du Bâcheux, située dans la vallée de la Maurienne, d’une puissance de 3600 kW avec un productible espéré de 12 GWh, par une turbine Pelton et 845 mètres de chute. Frank Adisson, qui a piloté ce projet témoigne : « cette centrale a ceci de particulier que nous avons décidé de nous associer en société d’économie mixte avec deux communes riveraines du torrent. C’est donc un projet collectif qui a reçu un très bon accueil localement avec une «acceptabilité»forte. Le maire d’une des communes est président de la société, nous assurons la direction générale. » Le projet est représentatif d’un partage raisonné de la ressource en eau. « Il faut savoir que nous nous situons au-dessus d’un captage de l’eau pour l’usine chimique Arkema existant depuis des décennies. Nous avons équipé la centrale d’un système qui renvoie l’eau turbinée vers le site industriel, avec un déchargeur qui se met en route lorsque la turbine s’arrête. Il y a ainsi une optimisation énergétique pour la centrale, et moins de charge d’entretien de la prise d’eau pour Arkema. » Ce beau projet a mis un peu plus de dix ans à voir le jour entre les premiers contacts et la mise en service car l’aménagement traverse tout de même 225 parcelles de terrains privés avec 3,7 km de conduite forcée de 500 mm entièrement enterrés.
www.hydrodeveloppement.com

Un petit alternateur qui plait...
La rénovation des centrales hydroélectriques profite sans nul doute à la société Bernard & Bonnefond qui a su réagir face à la demande, en développant un petit alternateur qui semble répondre parfaitement aux attentes de bons nombres de producteurs. Au départ spécialisé dans les alternateurs de grosses puissances (de 200 kVA à 20 mVA et de 50 à 500 tr/mn), Bernard & Bonnefond s’est orienté vers un alternateur plus petit et plus adapté aux bas débits (à partir de 200 kW et jusqu’à 1000 kW). En effet, l’utilisation d’aimants permanents permet de diminuer significativement les dimensions et le poids des machines, comparativement à un alternateur « classique » et l’entrainement direct limite le nombre de pièce en rotation ce qui augmente la fiabilité du concept appelé « Compact Direct Drive ». L’un de ces alternateurs adaptés aux basses chutes a déjà été installé à la Centrale du Vert à Retournac (400 kVA et 137 tr/mn) où le gain de production est significatif dans une plage de débit supérieur à 60 % du débit nominal. Plusieurs autres alternateurs ont déjà été installés en France (centrale de Labourdasse, des Vignes en Corrèze, des Forges de Montagney, de Saint-Pe-de-Bigore, de Cran Gevrier, de Soshary, Moulin de L’hôpital) et d’autres projets sont actuellement en cours.
www.bernardbonnefond.com

Une vis d’Archimède « made in France » à Guebwiller (Alsace)
NSC Environnement, émanation de NSC Groupe, a installé début juin en Alsace dans le cours d’eau de la Lauch à Guebwiller (68) sa première vis d’Archimède.

Acteur historique et aujourd’hui leader de la fabrication de machines textile haut de gamme à travers le monde, le groupe NSC a pesé de tout son savoir-faire pour la conception et la mise en œuvre de sa première microcentrale hydroélectrique. Cette installation va permettre une mise en œuvre concrète de la première vis hydrodynamique brevetée, « made in France », conçue, fabriquée et assemblée sur le site de production de Guebwiller. La vis a la particularité d’être fabriquée et montée de façon modulaire, contrairement aux vis dites « classiques » réalisées d’un seul tenant. L’âme de la vis ainsi que ses pales sont entièrement constituées de plaques et de profilés montés séparément : moins de coûts de production, moins de frais de transport, une maintenance future facilitée.
La vis peut produire une énergie en soutien des installations existantes (augmentation de puissance, turbinage du débit réservé) avec un impact faible sur l’écosystème des cours d’eaux, rivières et fleuves. En effet, elle ne nécessite pas de grilles fines avant passage dans la turbine, ce qui limite considérablement les pertes de charge. Elle assure la dévalaison des poissons mais également le transit des objets flottants, petits cailloux et branchages.
Voir à ce sujet le mémoire sur la vis d'archimède réalisé par l'association Hydrauxois

Nouvel alternateur à la centrale hydroélectrique de Labourdasse à Labruguière (Tarn)
La centrale de Pierre Aymes, adhérent depuis 2009, accueillait près de 120 producteurs d’électricité, mais aussi des représentants d’EDF Petite Hydro, Edf Cih, Alstom Power Hydro,  Hydrostadium, Shem, des installateurs, des turbiniers, etc.

Ils avaient répondu présent à l’invitation des sociétés Bernard et Bonnefond et Leroy Somer le 15 mars dernier. L’objet de leur attention : une installation de 170 kVA, 178 tours/minute, de type Compat Direct Drive (alternateur à aimants permanents), associé au Power Drivehydro (vitesse variable). Les avantages de ces choix technologiques éligibles au contrat H07 sont un entraînement direct à la vitesse de la turbine, donnant une grande fiabilité, la réduction du diamètre extérieur du rotor et de la masse globale. Avec une météo plus que clémente, le buffet s’est transformé en pique-nique improvisé !

Première turbine « dive » à Châtel-Chéhéry (Ardennes) et nouvelle conduite forcée à Prads-Haute-Bléone (Alpes de Haute-Provence)
Après un an de rénovation complète et près de 15 ans de fermeture, la centrale hydroélectrique de Châtel-Chéhéry reprend la production avec une toute nouvelle machine. Idem pour la centrale de Chanolles.

«  Cet aménagement a un passé exceptionnel et pourrait être dénommé le phénix des centrales hydroélectriques », souligne François Collombat, directeur général de la Shema, qui exploite désormais l'installation. Construit en 1834, le moulin originel a été entièrement détruit lors de la première guerre. Il a laissé place à une centrale hydroélectrique qui fut elle aussi détruite face à l'avancée allemande en 1940. En 1951, EDF rénove la centrale et l'exploite jusqu'à la casse d'une des machines en 1996. Le chantier de rénovation se chiffre à près de 2 millions d'euros : « pour assurer une totale circulation des poissons, une rivière artificielle de contournement du barrage a été créée », indique François Collombat. Châtel-Chéhéry inaugure par ailleurs une nouvelle technologie. « Une des deux machines existantes a été remplacée par une « Turbine-Dive », c'est la première en France et elle a la particularité d'être très compacte, entièrement immergée, y compris son générateur électrique. « Nous avons obtenu en 2009 une autorisation de 40 ans pour l'exploitation de la chute de l'Aire. Cela nous permettra de rentabiliser l'aménagement, d’ici au moins 20 ans. » D'après les prévisions, l'équipement devrait produire en moyenne près de 1,5 millions de kWh par an.
C’est un peu la même histoire pour la jolie centrale du Hameau de Chanolles à Prads-Haute-Bléone qui a été inaugurée le 18 juillet dernier. Même si elle n’a pour sa part jamais cessé de turbiner, au fil du temps l’aménagement a été l’objet d’adaptations plus ou moins importantes. Les deux machines présentes en 1932 ont été remplacées par un seul groupe turbo-alternateur par EDF. Cependant, les principaux éléments que sont le réservoir, la conduite forcée et le bâtiment de l’usine étaient d’origine et une « sérieuse rénovation s’imposait ». Dès juillet 2011, Shema débute les travaux de réhabilitation. Le mois de février 2012, très rigoureux, a conforté la décision puisque la conduite forcée de 1910 a été fortement dégradée par le gel.
La maîtrise d’œuvre a été assurée par la société H2O : Hindryckx Hydro Opérations.
Le génie civil et la rénovation du bâtiment par la société Chapus Frères.
Le remplacement de la conduite forcée par la société Savco Saverdun.
Les travaux électriques par la société Energiatech
La turbine a été rénovée par la société Desgranges
L’alternateur a été rénové par la société Mazamet Bobinage
Chaque année, totalement rénovée cette centrale produira en moyenne près de 1 200 000  kWh.

Ouvrage intégré à la centrale des Clapeys (Savoie)
La centrale hydroélectrique des Clapeys, construite par Hydrea, filiale entre autres de la Société des régies de l'Arc (Sorea), de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et de la Caisse des dépôts a été inaugurée officiellement le 22 juin. Elle  fonctionne en fait depuis le mois de mars 2011, ce qui a permis d'annoncer que sa production (15 GWh en moyenne), supérieure aux prévisions, couvre 90 % des besoins domestiques en électricité de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne. Elle turbine l'eau de l'Arvan, affluent de l'Arc, à l'issue d'une conduite forcée de près de 3 000 mètres de long, en aval de la centrale EDF du Tilleret. L'objectif est que les sept communes dont la Sorea est distributeur, soient autonomes en électricité d'ici 2020. L'une d'entre elles, Valloire, est emblématique de cette ambition, puisque des projets d'équipements hydrauliques visent notamment à couvrir les besoins en électricité des remontées mécaniques. Un soin particulier a été porté à l’intégration paysagère de cette centrale avec des bâtiments dans le style de la région ainsi que des enrochements de pierres locales. La réalisation ayant nécessité quelques défrichements, la société a organisé avec la commune et les écoles maternelles pour la plantation de 660 arbustes.
www.sorea-maurienne.fr

Passe à poisson dans le temple du saumon à Navarrenx
Rassemblant plus de 60 producteurs adhérents, l’Assemblée générale de l’UPEA avait lieu le 5 juillet à Navarrenx, à une cinquantaine de kilomètres de Pau. La commune, place forte située sur le gave d’Oloron, est notamment réputée pour les concours internationaux de pêche au saumon.

La zone est en effet particulièrement propice, notamment en raison du barrage Masseys, et de son moulin, existant depuis 1385 ! C’est avec humour et un don certain pour le récit que Jean-François Chalot, actuel propriétaire, évoque la construction de la passe à poisson à 17 bassins et une rampe à anguille ( !) ainsi que de la petite centrale qui viennent de le réconcilier avec les pêcheurs. En effet, afin de permettre une franchissabilité piscicole sur le site, la Société d’Ingénierie pour l’eau et l’environnement du Sud-Ouest a conçu un nouvel ouvrage de montaison à installer rive gauche. En complément, un dispositif de vidéo contrôle a été mis en place pour compter les stocks migrants à l’amont. Une nouvelle usine hydroélectrique (4000 MWh) a été installée permettant d’assurer un débit d’attrait important pour la passe à poisson, de bénéficier d’une alimentation électrique pour le local de visualisation, de limiter les risques d’engravement et de colmatage, de limiter les risques de vandalisme et de braconnage. Les travaux ont débutés le 1er juillet 2008 et devaient s’achever en un an. Malheureusement, le gave a subi deux très importantes crues qui ont totalement détruit les batardeaux et empêchés les travaux de se poursuivre durant près de 3 mois. Tout fonctionne à présent, même s’il reste quelques ajustements pour rendre la passe encore plus attractive (quelques saumons sportifs trouvant le canal de fuite plus intéressant !) et résoudre quelques soucis d’engravement.Contre toute attente, durant cette première année de fonctionnement, la station de comptage a filmé et identifié plus de 18 000 poissons, dont 1 721 saumons, 1 447 truites de mer, 10 756 lamproies, des truites farios, arc-en-ciel, aloses, anguilles barbeaux ou chevesnes, et même deux ombres… Autant dire que toutes ces indications sont précieuses pour les associations qui se penchent sur les poissons migrateurs (migradour, et cogepomi entre autres), pour l'Aappma du gave d'Oloron aussi. L’inauguration et la découverte de l'ouvrage ont eu lieu en avril, mais depuis, des visites sont proposées tous les mois. Malgré le temps pluvieux, les producteurs venus à l’AG de l’UPEA ont apprécié cette découverte technique.
Voir la communication exemplaire de l’entreprise Masseys sur son installation hydroélectrique sur le site www.masseys.fr