
France Hydro Électricité liste ci-dessous quelques-unes des idées reçues sur les petites centrales hydroélectriques.
La faune
- "Les poissons et plus particulièrement les anguilles sont déchiquetés dans les turbines"
NON, ce n'est pas avéré
Fruit d’un partenariat réunissant l’Onema, l’ADEME, le ministère en charge de l’écologie et les producteurs d’hydroélectricité, le programme R&D Anguilles-ouvrages a impulsé, trois années durant, dix-huit actions de recherche pour optimiser la conception et la gestion des ouvrages, dans une optique de protection du migrateur.
- "Les centrales empêchent les poissons de remonter les cours d’eau"
NON
Les turbines sont protégées par des grilles qui ne laissent passer que les très petits poissons qui ne sont pas blessés par les pales. Les centrales sont équipées de passes qui permettent aux poissons de remonter la chute dans une succession de bassins en escalier. Le poisson peut descendre la chute par un exutoire
De plus, sii la centrale est située en amont d’une grande chute naturelle, les poissons ne remontent pas de toutes façons !
- "Les grilles n’empêchent pas les poissons de passer dans les turbines"
SI, PARTIELLEMENT
Les poissons ne passent pas si leur tête ne passent pas.
La plupart du temps, les poissons cherchent une solution de contournement.
Réduire la taille des espacements des grilles ne serait pas forcément une solution miracle, et surtout, chaque centrale est unique, il est très hasardeux de faire des généralités en la matière.
- "Une centrale sur un cours d'eau fait diminuer le nombre de poissons et les pêcheurs en sont mécontents"
NON
Les pêcheurs sont d'accord sur le fait que la centrale préserve des zones d'eau calme et de hauteur constante (même en période d'étiage) qui créent des espaces où les poissons peuvent se reproduire.
L’hydromorphologie
- "Les centrales ne sont pour aucun apport dans la prévention des crues"
SI, SOUVENT
L’élargissement en amont du canal d’amené régule en amont l'écoulement de la rivière.
- "Les centrales empêchent le transit sédimentaire"
NON
On constate lors de la création d'une centrale, le cas échéant, qu'une fois le lac rempli des sédiments, le niveau se stabilise pendant des années, les sédiments passent par dessus le barrage. Si dans certains cas (forte pluies, typologie) les sédiments sont bloqués, on peut procéder à un déplacement mécanique.
La pollution
- "Les centrales polluent l’eau"
NON
La seule partie où il y a de l’huile est étanche
- "Les centrales font du bruit"
On veille à isoler les anciennes centrales et les nouveaux équipements sont conçus pour ne pas faire de bruit.
L’écologie
- "Les centrales consomment de l’eau"
NON
Une centrale placée sur le cours de la rivière utilise l’énergie de l'eau en en détournant une partie qui passe dans la turbine pour être ensuite intégralement restituée à la rivière.
- "Il faut araser tous les ouvrages sur les rivières"
NON
Il faut préalablement étudier, comprendre et calculer de manière à savoir si l'ouvrage peut être équipé ou réhabilité afin de produire une énergie renouvelable, sans émission de CO2.
- "La construction d’une centrale oblige l’expropriation des riverains"
NON ou très rarement dans le cas de la construction d'une petite centrale hydroélectrique au fil de l'eau.
L’hydroélectricité
- "La France est déjà suréquipée de centrales de production d’énergie hydraulique, il n’y a plus de possibilité de faire de nouvelles centrales"
NON
L'étude de potentiel montre qu'il est encore possitble d'envisager une augmentation de + 16% de la production hydroélectrique annuelle, soit :
• L’équivalent de 2/3 de la consommation domestique de la région Rhône-Alpes.
• + 4 millions d’habitants français supplémentaires (soit les agglomérations de Lyon et Marseille réunies) alimentés demain par l’hydroélectricité, énergie locale, propre et renouvelable !
• Un potentiel hydraulique comparable à celui de grands fleuves comme le Rhin ou le Rhône.
- "L’hydroélectricité est une énergie renouvelable comme les autres"
NON
Les autres énergies renouvelables sont toutes caractérisées dans l'état acuel des recherches par leur intermittence. En hydroélectricité le stockage est possible sur les centrales de lac ou les STEP.
Pour résumer, les atouts de l'hydroélectricité :
• Les ressources hydroélectriques sont essentielles au futur mix énergétique du pays où toutes les énergies renouvelables sont nécessaires.
• Le bon état des rivières doit être préservé ou restauré.
• Dans ce cadre, le développement ne peut pas reposer sur la seule initiative des opérateurs. Comme dans beaucoup d’États européens, l’État doit prendre une part de l’initiative, par exemple, en déclarant des zones propices au développement de l’hydroélectricité, en mettant en œuvre des mécanismes d’appel d’offre, en simplifiant les démarches administratives.
• La convention sur l’hydroélectricité est l’opportunité de penser ce développement dans une gouvernance renouvelée par un dialogue entre toutes les parties concernées.
Une source de développement économique local, régional et national
• La construction d’une centrale hydroélectrique mais aussi son exploitation permettent de créer puis maintenir des emplois locaux, non délocalisables.
• Les investissements liés à la construction de centrales peuvent comporter jusqu’à 60 % de travaux de génie civil directement exécutés sur site.
• La production décentralisée de l’hydroélectricité contribue à une appropriation de l’énergie à l’échelle des territoires.
• Outre les apports évidents des aménagements pour le loisir ou le tourisme, l’hydroélectricité représente une contribution financière significative pour la collectivité dans son ensemble (correspond à l’équivalent de 40 % du chiffre d’affaires tous impôts, taxes, redevances confondues, d’une centrale type).
La filière comprend tous les secteurs d’activité : turbiniers, génie civil, électromécaniciens, bureaux d’études en ingénierie comme en environnement.
• Elle regroupe aussi bien des grosses entreprises que des PME.
• Elle est une filière française d’excellence, mondialement reconnue.
Une énergie propre
• L’hydroélectricité, énergie propre, ne génère ni gaz à effet de serre ni autre polluant.
• Elle ne consomme pas d’eau et permet une production d’électricité souple et proche des lieux de consommation, modulable et en partie stockable.
• Les centrales alimentent des sites isolés et soutiennent le réseau de distribution.
• Les investissements dans la recherche et développement ont permis de développer les techniques de construction (éco-ingénierie) et les matériels (turbines ichtyo-compatibles ou fi sh friendly) pour réduire encore davantage les impacts sur l’environnement.
• Les producteurs réalisent des installations « transparentes » pour l’environnement, qui respectent la continuité de la rivière, non seulement pour la faune sauvage vivant en son lit mais également pour les sédiments.
• Pour garantir la libre circulation des migrateurs, des échelles ou des ascenseurs à poissons sont installés. Les producteurs participent également aux plans de restaurations d’espèces menacées.
• Les éventuelles modifications qu’un nouveau projet apporte à l’état initial environnemental font l’objet de compensations intégrées dans le cahier des charges du porteur de projet.
Une énergie compétitive
• L’hydroélectricité est l’énergie renouvelable la plus compétitive.
• La construction de nouvelles centrales peut nécessiter l’intervention des mécanismes de soutien pour le développement des énergies renouvelables. Cependant son impact sur le montant de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) est très limité, n’emportant pas de conséquences perceptibles sur la facture du consommateur d’électricité.