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Le potentiel hydroélectrique


Dans le cadre de la Convention pour le développement d’une hydroélectricité durable, un travail de normalisation des méthodes d’évaluation et de convergence du potentiel hydroélectrique de création de nouveaux sites ou d’équipement de seuils existants a été mené au 1er semestre 2013 par la Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC), la Direction de l’Eau et de la Biodiversité (DEB), les Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) et les producteurs (fédérés autour de l’Union Française de l’Electricité (UFE).
Ce travail a consisté à confronter les différentes études de potentiel hydroélectrique existantes (études menées par les DREAL et l’UFE) et les avis des experts sur la liste des projets réalisables techniquement et la liste des tronçons exploitables afin de disposer in fine d’une vision partagée du potentiel hydroélectrique français. Les résultats de ce travail de « convergence » sont synthétisés dans le rapport.

Le portentiel total est établit à 11,7 TWh
Le potentiel pour la création de nouveaux ouvrages s’élève à 2 477 MW et 8 956 Gwh/an pour les régions où la convergence a pu être réalisée. Si l’on ajoute à ce potentiel, le potentiel majorant des régions pour lesquelles la convergence n’a pas eu lieu, celui-ci pourrait être porté à 2 890 MW et 10 347 Gwh/an.
Le potentiel pour l’équipement de seuils existants s’élève à 204 MW et 880 Gwh/an pour les régions où les données étaient convergentes. Si l’on ajoute à ce potentiel, le potentiel majorant des régions pour lesquelles la convergence n’a pas eu lieu, celui-ci pourrait être porté à 354 MW et 1 410 Gwh/an.

Consulter le rapport complet

Le croisement de cette étude d'impact avec le classement des cours d'eau révèle que 71 % du potentiel hydroélectrique est impacté par le classement des cours d'eau en liste 1 (qui interdit la création de nouveaux ouvrages sur ces cours d'eau). En conséquence, sur les 11,7 TWh de potentiel hydroélectrique identifiés, seuls 3 TWh restent disponibles pour développer la filière.
En conclusion, le classement des cours d'eau, tel qu'il a été établit, compromet l’objectif spécifique à l’hydroélectricité de développer 3 TWh nets à l’horizon 2020.

Consulter les données du rapport initial de l'UFE utilisé pour la réalisation du rapport de convergence sur l'évaluation du potentiel hydroélectrique :

Les ressources hydroélectriques : un enjeu local et national
+10,6 TWh, un potentiel bien réel (remis en cause par le classement des cours d'eau en liste 1, voir en bas de page)
L’étude du potentiel hydroélectrique menée par l’Union Française de l’Électricité en 2011 est un inventaire précis des sites de production d’électricité par l’énergie de l’eau encore inexploités à ce jour. Elle dévoile l’existence d’un potentiel représentant :

Une augmentation potentielle de + 16% de la production hydroélectrique annuelle, soit :
• L’équivalent de 2/3 de la consommation domestique de la région Rhône-Alpes.
• + 4 millions d’habitants français supplémentaires (soit les agglomérations de Lyon et Marseille réunies) alimentés demain par l’hydroélectricité, énergie locale, propre et renouvelable !
• Un potentiel hydraulique comparable à celui de grands fleuves comme le Rhin ou le Rhône.

Deux possibilités de développement
• La création d’ouvrages nouveaux : + 9.5 TWh / an
Construire une nouvelle centrale consiste à marier l’optimisation énergétique du site et les enjeux environnementaux sur la portion de cours d’eau concernée. La nouvelle centrale sera conçue dès l’origine pour produire le plus d’énergie tout en contribuant aux objectifs de qualité des milieux aquatiques. Chaque projet est porté par l’expertise d’un producteur et la conviction des élus, en concertation avec les riverains, les usagers de l’eau et les associations. C’est ensuite un chantier qui assure des emplois pour plusieurs mois, puis un site vivant qui va apporter, outre une énergie verte et durable, une nouvelle opportunité locale pour l’économie, bénéficiant aux artisans et industriels locaux, et enfin acteur d’un tourisme responsable. Les sites de production hydroélectriques sont souvent une opportunité pour les usages de l’eau : un plan d’eau pour les sports nautiques, la pêche, des eaux vives pour les kayakistes et rafteurs. Les meilleures techniques environnementales permettent de maintenir le bon état écologique des eaux et de respecter poissons migrateurs et transit des sédiments.

La valorisation ou l’équipement de seuils existants : + 1.1 TWh / an
Il s’agit d’équiper en hydroélectricité les seuils existants, comme par exemple d’anciens moulins, qui n’ont plus d’usage et qui disposent d’un véritable potentiel. L’ouvrage existant, ainsi équipé, peut produire de l’électricité d’origine renouvelable, tout en constituant une opportunité d’amélioration de la continuité écologique en le rendant franchissable pour les poissons, et en veillant notamment à l’écoulement des eaux face à l’obstruction par des branchages. Par ailleurs, l’équipement de tels ouvrages peut contribuer à l’amélioration de l’insertion du seuil dans son environnement, par exemple, à travers sa sécurisation ou la réhabilitation des bâtiments.

Téléchargez l'étude de l'UFE "Quel potentiel hydroélectrique pour votre région"
Téléchargez les cartes de potentiel région par région
Téléchargez la liste des cours d'eau à potentiel par création de nouveaux ouvrages
Téléchargez la liste cours d’eau à potentiel par équipement de seuils existants

 

Les objectifs de développement


La programmation Pluriannuelle de l'Energie  (2016)
La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) doit établir "les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie", prévoit la loi de Transition Energétique votée en aout 2015.
Le Gouvernement ne parvenant pas à se décider sur les questions relevant du nucléaire ou des énergies fossiles, il a décidé d’avancer sur les énergies renouvelables sans attendre. Le Ministère de l'Environnement a donc adressé mercredi 6 avril 2016 le projet d'arrêté relatif à la programmation des capacités de production d'énergies renouvelables (EnR) aux membres du Conseil supérieur de l'énergie (CSE). Ségolène ROYAL a signé le 25 avril 2016 l’arrêté relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables. Ce texte donne de la visibilité pour toutes les filières aux horizons 2018 et 2023 et fonde la base juridique pour le lancement de nouveaux appels d’offres. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fera l’objet d’un projet de décret qui devrait être mis en consultation le 1er juillet prochain.

Les objectifs fixés à l'hydroélectricité

  Puissance installée Energie produite
en année moyenne
(hors STEP)
31 décembre 2018 25 300 MW 61 TWh
31 décembre 2023 Option basse : 25 800 MW
Option haute : 26 050 MW
Option basse : 63 TWh
Option haute : 64 TWh


Dans le domaine de l’hydroélectricité, l’objectif est également d’engager d’ici 2023 des projets de stockage sous forme de stations de transfert d’électricité par pompage, en vue d’un développement de 1 à 2 GW de capacités entre 2025 et 2030.

Objectifs 2018
L'objectif fixé à l'hydroélectricité à horizon 2018 n’est certes pas très ambitieux mais réaliste : la filière n'aura en effet pas le temps de mettre en service, d'ici 2018, de la capacité supplémentaire aux nouveaux tarifs 2016 (pas assez de temps pour l’instruction des dossiers et la construction). L’objectif est donc négatif, eu égard aux pertes de production anticipées.

Objectifs 2023
Les chiffres de développement pour 2023 donnent une enveloppe de CSPE permettant de réaliser de + 1 à 2 TWh en hydro de toute taille.

Lire également l'article sur l'appel à projets en petite hydroélectricité lancé par Ségolène Royal en Avril 2016 pour développer la filière.