France HydroÉlectricité - Retour à l'accueil

Adhérents
Mot de passe oublié ?
 

Réponse à la Fédération de l’Aveyron pour la Pêche

Le syndicat professionnel France Hydro Électricité conteste les termes, tant de la lettre adressée en juin 2013 aux élus du département de l’Aveyron, que de la plaquette publiée par la Fédération de l’Aveyron pour la Pêche et la protection du milieu aquatique.

France Hydro Électricité a été extrêmement surpris de lire que la plaquette de la Fédération de l’Aveyron pour la Pêche serait « un dossier d’informations construit sur la base de connaissances objectives », alors que ce document accumule les erreurs, les approximations et les procès d’intention.
Ainsi, France Hydro Électricité conteste les affirmations : « altération irréversible des cours d’eau » ou « dégâts importants », production d’électricité « faible » ou « dérisoire », « contribution à la dette publique », « deux grands perdants : le consommateur et les rivières « barrées » ! » « difficilement contrôlable » ou « trop mal encadré », « traumatisante », qui sont des assertions gratuites relevant du procès d’intention.

France Hydro Électricité conteste également le manichéisme réducteur de l’opposition entre « intérêt général » de la grande hydroélectricité et « intérêts privés » de la petite hydroélectricité, illustrée par surcroît de façon tout à fait partiale par des photographies qui ne sont pas représentatives. À titre d’exemple, opposer les centrales au fil de l’eau aux centrales avec débit dérivé n’a pas de sens, la production d’électricité nécessitant dans tous les cas de dériver de l’eau. En effet, l’hydroélectricité résulte de la multiplication du débit par la hauteur de chute quels que soient la taille et le type d’installation.

Il est réducteur de prétendre que la petite hydroélectricité ne participerait pas à la demande de pointe.
Il est erroné d’affirmer que la petite hydroélectricité entraîne des retenues d’eau, qui contribuent à l’augmentation de la température de l’eau et au développement d’algues et qu’elle entraîne également des éclusées : les petites centrales turbinant au fil de l’eau, la petite hydroélectricité n’engendre pas ces impacts.
Il est tout aussi faux d’écrire qu’en aval du barrage, le débit est réduit : le débit à l’aval immédiat de l’ouvrage correspond au débit réservé réglementaire, que l’exploitant doit respecter et le débit turbiné est bien entendu restitué dans la rivière (le débit ne se trouve donc réduit que dans le tronçon court-circuité).

Ce n’est pas ERDF qui achète la production de la petite hydroélectricité, mais EDF OA.
S’agissant des truites, il s’en trouve abondamment dans les canaux d’amenée, ce que vous ne pouvez ignorer puisqu’il est régulièrement fait appel à des fédérations de pêche pour organiser des « pêches électriques » avant qu’un canal soit vidé. Il convient également de rappeler que les canaux et autres biefs constituent des refuges pour les poissons en période de grande sécheresse.

Quant à l’affirmation péremptoire, qui figure en conclusion de la plaquette, selon laquelle de nouvelles implantations de petite hydroélectricité priveraient le département « de retombées économiques liées à des activités telles que la pêche, les sports d’eaux vives et le tourisme d’une manière générale », elle n’est nullement étayée et ne vise qu’à effrayer les élus.
Il convient de rappeler que France Hydro Électricité oeuvre pour un développement de la petite hydroélectricité dans le respect de l’environnement.

Anne Pénalba, Présidente de France Hydro Électricité, est par exemple à l’origine du processus de certification des centrales hydroélectriques au regard de la norme environnementale ISO 14001, de la participation du syndicat dans le programme de recherche et développement sur l’anguille. Elle a contribué également aux travaux sur la labellisation de l’électricité verte.
France Hydro Électricité et Anne Pénalba ont toujours cherché à privilégier le dialogue à l’opposition stérile.